Sirènes (titre provisoire)

Une longue marche sur la plage, un soir d'octobre entre Pennmarch' et Le Guilvinec et au bout de marche, une bière en terrasse alors que le soleil se couche encore plus à l'ouest que d'habitude, on dirait. C'est ce soir-là, je crois, qu'est né Sirènes (titre provisoire), parce que la journée avait été belle et qu'elle devait laisser une trace.

La fable : Deux très jeunes gens, échappés de l'école de pêche de Trébeurden où ils étaient plutôt mauvais élèves, se sont débrouillés pour trouver un bateau (un caseyeur) et sont sortis en mer. Bien sûr, au premier grain, ils font naufrage et se réfugient sur un récif. Un récif fréquenté certains soirs par deux ravissantes sirènes, petites bovary des abysses pour qui la vie au grand-air, loin des profondeurs natales toujours quittées dans la douleur, n'est pas vraiment de tout repos. Il y aura rencontre, bien sûr, et pour les unes comme pour les autres rencontre de l'altérité, de l'étrangeté. Qu'en adviendra-t-il ?

                                                                                Sur l'Ile de Ré