Machine

Le théâtre est chronophage (mais bien d'autres activités le sont aussi) et nous tient longtemps éloigné des nôtres. Comment le dire ? Comment le faire comprendre ? En utilisant une métaphore, peut-être ? C'est en tout cas ce que j'avais tenté en écrivant Machine. Machine, co-produit par le Théâtre du Gros Caillou, Centre Dramatique National pour l'Enfance et la Jeunesse de Caen dirigé par Yves Graffey, est créé à Hérouville-Saint-Clair en 1990.

La machine, la mère, le fils

La fable : Dans un lieu ouvert sur le ciel et la mer, aux murs lisses, aux couleurs pastels, propice au jeu des lumières et aux effets du temps qui passe, une femme travaille, s'acharne, construit un objet surprenant de bois, de toile et de cuivre. C'est une machine qui s'invente sous les yeux des spectateurs et - bien que sa forme ne soit révélée qu'en tout dernier moment - impose avec séduction son étrange présence.
La construction de Julia, sa création, serait " tranquille", s'il n'y avait Ed, ce fils de dix-sept ans qui s'interpose tantôt avec désinvolture et tantôt avec inquiétude entre elle et son oeuvre, cherchant à ramener ses regards, son attention sur lui et lui seul.

                                                            La mère, le fils : Danièle Rétif, Patrice Lattanzi